The Green Kingdom – Residence On Earth

L’américain du Michigan Mike Cottone alias The Green Kingdom effleure la réalité avec de longues plages mouvantes Ambient qui ne sont pas sans rappeler Hammock.

The Green Kingdom

The Green Kingdom, le projet initié par l’américain Mike Cottone ne sort guère des sentiers battus, il ne tente pas une expérimentation ni ne cherche à innover à tout prix. C’est peut-être l’écueil central de ce disque, sa prudence. Quand on a évacué ce sentiment diffus ressenti tout au long de l’écoute, on ne boudera pas le plaisir que peuvent nous accorder ces pièces peut-être un peu convenues.

Bien sûr, on a déjà entendu ces mêmes guitares dilatées, ces mêmes nappes de synthés ailleurs, parfois en mieux. On pensera souvent à Hammock mais aussi à July Skies, à Epic45 pour ces mêmes climats cotonneux mais force est de reconnaître que plus on s’installe dans l’écoute de ce Residence On Earth, plus on se laisse capter par le cocon dans lequel nous transpose insidieusement l’américain bien conscients que l’on est d’être dans des territoires connus. Il prend parfois des accents presque nippons comme sur Fantasma qui convoque le Mono d’Hymn To The Immortal Wind.

L’américain glisse jusque dans le titre du disque quelques clins d’oeil comme au recueil de poèmes de Pablo Neruda Residencia en la Tierra (1935). Ce qui assurément maintient notre attention tout au long de Residence On Earth, c’est ce travail sur les textures, la versatilité des climats, cette appréhension de l’acoustique et ce jeu sur les formes. Prenez par exemple le superbe Voice Of The Rain et son lyrisme timide aux accents encore asiatiques.

La musique de Mike Cottone est peut-être une musique du confort et de la prudence mais il ne faudra pas confondre ici confort et anecdote. A celui qui saura être endurant et patient, elle dévoilera lentement et sûrement quelques instants plus que troublants.

☆☆☆

Past Inside the Present – 29 Avril 2020

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :