Top albums Ambient music & Modern classical 2019

20 albums pour se souvenir des plus belles musiques Ambient et Modern classical de 2019.

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Une année de musique douces, méditatives, lentes, mélancoliques, bucoliques, contemplatives ou relaxantes ne se résume pas en 20 albums. Néanmoins, comme il est de coutume de rassembler les albums qui nous ont le plus touchés durant ces 12 derniers mois, voici un Top 20 que l’on a voulu aussi éclectique que qualitatif.

01. Astrïd – Porthole


Le nantais Cyril Secq avec son groupe Astrïd continue de sculpter le silence pour constituer des édifices fragiles de papier que le vent pourrait dissiper d’un infime geste. Piochant dans un americana taiseux, dans le contemporain ou dans une musique apatride, ils se rapprochent sur ce premier volet d’un diptyque en élaboration du meilleur de Labradford.

02. Aukai – Reminiscence


L’américain d’origine allemande Markus Sieber signe avec son projet Aukai une musique qui doit tant à son instrument central, le Charango ou plus précisément le Ronroco, cet instrument à cordes inspiré de la petite guitare et redécouverte ces dernières années par Gustavo Santaolalla. On pourrait tisser un lien avec l’Angelo Badalamenti de la musique du film le plus apaisé de David Lynch, A Straight Story (1999)

03. Erland Cooper – Sule Skerry

Erland Cooper continue de créer des merveilles de délicatesse inspirées par la beauté de ses terres natales, Les Orcades. Que ce soient avec les Magnetic North ou dans ses disques en solitaire. Il se pose en ethnologue sonore. Sule Skerry rejoint les terres escarpées où les oiseaux marins plaisent à s’abriter avant la tempête.

04. Pan American – A Solo

On peut bien avoir écrit des chefs d’œuvres inusables, avoir contribué à créer un genre (le Post-Rock) et continuer d’explorer et de se mettre en danger. C’est ce que fait Mark Nelson avec ici son disque le plus chanté et peut-être le plus accessible. Pas si éloigné d’un Six Organs Of Admittance.

05. Belle Arché Lou – Radèl

Alexis Paul continue de poursuivre son errance au sein d’un Folklore imaginaire entre grand sabbat et effluves mélancoliques.  Radèl tout en tension dramatique et en tendresse vous fait pénétrer dans son orbite, mettant en avant des mélodies délicates portées par la guitare et le vibraphone, deux instruments qui prédominent dans l’œuvre de ce duo français.

06. A Winged Victory For The Sullen – The Undivided Five

Et Si A Winged Victory For The Sullen était bien plus que le duo formé par le pianiste Dustin O’Halloran et le guitariste Adam Wiltzie (The Dead Texan/Stars Of The Lid) ? On sent tellement la présence du regretté Johann Johannsson sur The Individed Five que l’on est en droit de se demander si A Winged Victory For The Sullen n’est pas en réalité un trio constitué entre autres d’un esprit évanescent mais bien vivant.

07. Kryshe – Continuum

Continuum  se situe dans un registre ambient jazz tronica où la trompette tient une grande place et évoquera à certains moments les musiques d’Erik Truffaz ou certaines productions nordiques du même genre.  Malgré le côté assez froid de l’ensemble, ce second album de Kryshe en 2019 (après Hauch en janvier) s’avère très captivant et surtout très varié d’un titre à l’autre.

08. Joep Beving – Henosis

Le hollandais Joep Beving aurait pu continuer de sortir d’honnêtes albums de Piano solo en éprouvant une recette bien installée. Il se met au contraire en danger sur le très ambitieux double-album Henosis où il se laisse gagner par des envies de grand orchestre mais aussi d’éléments provenant de la musique électronique. Un disque à ranger aux côtés de ceux de Max Richter, Three Worlds: Music from Woolf Works (2017) en particulier.

09. Offthesky – Illuminate

L’instrumentation est riche : violon, saxophone, violoncelle, hautbois, flûte, et harpe… le son de cette dernière offrant une résonance et une grâce toute particulière à ces musiques que l’on imaginerait très bien réalisées pour une installation. Un disque à la beauté étrange, assez contemplatif et aux vertus méditatives, qui flirte par moment avec le jazz et le néo-classique… et dont on ne se lasse pas de découvrir les recoins.

10. ô Lake – Refuge

Avec Ô Lake, le rennais  Sylvain Texier  compose des musiques profondes, avec un subtil mélange de notes de piano, de cordes et de sonorités électroniques. Refuge est un album à écouter en priorité au casque ou au moins dans le silence le plus total pour profiter de ses vertus méditatives mais aussi pour apprécier chaque note, chaque instrument, tant la production permet ici d’entendre entre les silences, entre les notes, le bruit des pédales du piano, les field recordings…

11. Luke Howard – The Sand That Ate The Sea

Lentement mais sûrement l’australien Luke Howard échafaude une œuvre riche qui va aussi bien s’aventurer dans le piano solo que les pièces chorales. Un auteur encore méconnu en France mais qui devrait avec le temps élargir son public. Aussi magistral en trio que dans ses disques solos.

12. Cicada – Hiking in the Mist

Cet album est donc une sortie de journal, le reflet de ces longues journées de marche. Et à écouter les neuf titres composé par le groupe, on imagine que cette expérience fut belle et enrichissante. De la musique de chambre, simple, douce, à la fois romantique et poétique, à l’image de ces BO de films que l’on peut entendre parfois chez Miyazaki. Une musique inspiratrice qui donnerait presque envie de repartir sur les petits chemins escarpés.

13. Hammock – Silencia

Le duo constitué par Marc Byrd et Andrew Thompson fait partie de cette rare catégorie de groupes qui se bonifient avec le temps. Avec cette trilogie conclue par Silencia, Hammock investit beaucoup plus le terrain du néoclassique et délaisse l’ambient des débuts. Marqué par un drame (de nombreux décès dans l’entourage du groupe) cette trilogie distille une tristesse indicible chargée d’une grâce paradoxale.

14. Lake Mary – Koda

Dans un style proche de celui de Seabuckthorn, Chaz Prymek utilise au maximum les possibilités de sa guitare acoustique, faisant naître des sonorités incroyables, mêlées par moment à des fields recordings, pour un résultat d’une grande beauté. On imagine alors Lake Mary seul dans une petite maison isolée, menant une vie rustique, avec comme seul compagnon son chien et bien sûr son instrument ; vivant entouré de montagnes, de lacs et de forêts. Un pur dépaysement et un voyage musical bienfaisant.

15. Saigon Would Be Seoul – Everywhere Else Left Behind

Mirza Ramic, moitié du groupe américain Arms And Sleepers signe un superbe opus de piano solo où il tente de se réconcilier avec son passé d’enfant dans la guerre en ex-Yougoslavie.

16. Meitei – Komachi

Meitei, jeune compositeur Japonais, livre ici des compostions dans lesquelles transpire la culture et la tradition musicale nippone (la pochette ne trompe pas). Dédié à sa défunte grand-mère, partie à l’âge de 99 ans, Komachi est un amour de disque ambient dans lequel des petites boucles tournent et se superposent de manière poétique dans un style qui peut évoquer le travail de producteur comme Johnny Hawaii ou Kankun, notamment pour l’aspect dépaysant et exotique qui s’en dégage.

17. yutaka hirasaka – element

Guitariste et producteur basé à Tokyo, yutaka hirasaka a composé cet album essentiellement avec sa guitare. Un bonheur de musiques folk mélancoliques typiquement dans le style Japonais telles qu’on peut les entendre dans les films de Naomi Kawase ou Kore-eda. A l’image de la pochette,  les musiques présentes sur Element peuvent être envisagées comme comme la BO d’un printemps naissant, d’une nature en éveil, d’une douceur retrouvée.

18. Eluvium – Pianoworks

Matthew Cooper revient avec un double album qui évoque l’innocence de l’enfance avec des compositions simples et naïves destinées à inciter les jeunes à se mettre au piano et à jouer ces musiques. Point de virtuosité ici mais simplement le plaisir d’entendre des musiques simples et touchantes comme pouvaient l’être celles de Satie.

19. Daniela Savoldi – Ragnatele

L’italienne d’origine brésilienne Daniela Savoldi propose un disque de violoncelle pur et ardent. A la fois romantique et abstrait, expressionniste et nuancé, Ragnatele ne se donne pas, il se gagne.

20. Max Ananyev – Frontier

Après avoir sorti Water Atlas, un album d’ambient, Max Ananyev propose cette fois un album constitué de 12 pièces pour guitare classique que Max Ananyev dédie aux rues, à l’eau et au ciel de Saint-Pétersbourg, ville où il réside depuis 6 ans. Un album dépouillé et apaisant, lumineux et printanier dans lequel les notes de guitares rayonnent sans rien autour. Superbe.

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